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e-commerce : Tout savoir sur la vente en ligne

La vente en ligne contrairement à ce que l’on peut penser est un métier qui ne s’improvise pas. Elle requiert la maîtrise de diverses compétences parmi lesquelles figurent le webmarketing, le référencement naturel ou encore la gestion des réseaux sociaux. Par ailleurs, le lancement d’un e-commerce ne nécessite pas forcément un gros investissement.

Avant de tout quitter pour ouvrir une boutique et vendre sur Internet, il convient de s’informer d’abord sur les avantages et les inconvénients du métier. Il est tout aussi important de bien choisir les produits à vendre et de se renseigner sur les meilleures stratégies de vente en ligne.

Qu’est-ce que la vente en ligne ?

Connue aussi sous le nom de e-commerce ou de commerce en ligne, elle désigne les transactions électroniques réalisées à travers les réseaux informatiques. Depuis les années 80, elle ne cesse d’évoluer non seulement grâce aux progrès technologiques, mais aussi à l’apparition du téléphone mobile, et ainsi du m-commerce. Selon la relation avec la clientèle, on l’appelle :

  • Business to consumer (B2C) pour les particuliers ;
  • Business to employee (B2E) entre une entreprise et ses collaborateurs ;
  • Business to business (B2B) pour le e-commerce interentreprises ;
  • Consumer to consumer (C2C) entre particuliers ;
  • Business to government (B2G) entre un établissement privé et le gouvernement.

Qu’est-ce que la vente à distance (VAD) ?

Auparavant, cette technique de vente s’effectuait essentiellement par téléphone et par courrier. Mais elle se fait surtout en ligne aujourd’hui. Il faut savoir qu’elle présente un certain nombre d’avantages, mais comporte aussi des risques. Dans le cadre de la VAD, le consommateur dispose par exemple d’un droit de rétractation, dont le délai est de 14 jours.

Bon à savoir : pour exercer son droit et obtenir remboursement, le consommateur peut effectuer une demande par courrier ou bien à travers un formulaire mis à sa disposition. Quant au e-commerçant, il a la possibilité de lui exiger des frais de retour du produit.

Le droit de rétractation ne peut pas s’appliquer ni aux produits sur-mesure ni à ceux qui sont périssables. Il en est de même pour les prestations de :

  • Transport ;
  • Hébergement ;
  • Loisirs ;
  • Restauration.


D’autre part, le vendeur en ligne est soumis à une obligation d’information. Il est tenu par exemple de fournir à ses clients ses coordonnées ainsi que les principales caractéristiques du produit qu’il vend. De même, il doit leur informer sur :

  • Les conditions générales de vente ;
  • Les modalités de livraison ;
  • Le prix TTC ;
  • La durée de validité du service (s’il ne s’agit pas d’un produit).


Depuis 2014, le e-commerçant est obligé aussi d’informer le consommateur sur :

  • Le droit de rétractation ;
  • Les modalités de paiement ;
  • Les éventuelles restrictions de livraison ;
  • Le délai d’exécution du service.


À noter : dans le cadre de la VAD, la vente n’est conclue qu’une fois que le consommateur ait cliqué sur un bouton pour effectuer la commande et sur un autre pour confirmer cette dernière.

Outre le droit de rétractation, le consommateur peut demander remboursement en cas de non-livraison, quelle qu’en soit le motif. Même chose si le délai convenu n’est pas respecté (retard de plus de 30 jours). Il faut savoir aussi que le vendeur en ligne n’est pas autorisé à pré-cocher des options payantes dans son formulaire de commande, sous peine de poursuites judiciaires.

Comment vendre en ligne ?

D’abord, il convient de savoir qu’un particulier peut vendre un produit à distance sans avoir le statut de commerçant s’il le fait de manière occasionnelle. Dans le cas où l’activité servirait à compléter ses revenus, il lui est conseillé de se lancer en tant que micro-entrepreneur. En effet, si le particulier décide d’en faire un travail à but lucratif, la vente en ligne est encadrée à la fois par le Code du commerce, le Code général des impôts et le Code du travail.

Parmi les produits et les services qu’il peut vendre sur Internet, on peut citer :

  • Les biens neufs ou usagés ;
  • La formation en ligne ;
  • Le dépannage informatique ;
  • Les services d’hébergement, de loisirs et de transport ;
  • Toute autre prestation proposée en contrepartie d’une rémunération.


Bon à savoir : la vente de tabac est interdite sur Internet. Même chose pour tout produit illicite (arme, drogue, etc.).

Lorsque l’on décide de se lancer dans le domaine, l’idéal serait de posséder son propre magasin e-commerce. Les principaux avantages d’en avoir résident dans le fait que c’est plus crédible et que l’on puisse contrôler totalement l’activité. Dans ce cas, le vendeur en ligne peut choisir librement l’apparence de son site internet et effectuer autant qu’il le souhaite des mises à jour.

Les e-commerçants sont nombreux à s’être lancés grâce à des sites web développés par des plateformes, telles que :


Mais il est tout aussi possible d’exercer l’activité sans avoir un site e-commerce. En effet, des plateformes proposent aux e-commerçants de vendre leurs produits, et ce gratuitement. Les vendeurs peuvent recourir également aux réseaux sociaux, par exemple Facebook. Précisons toutefois que ce dernier favorise tout simplement la mise en relation entre le vendeur et l’acheteur.

À noter : pour vendre gratuitement, un particulier peut utiliser également des sites de petites annonces comme Leboncoin ou en se servant des marketplaces, telles qu’Amazon et eBay.

Il est même possible de vendre en ligne sans nécessairement avoir un stock de marchandises, en optant pour le dropshipping. Cette solution est particulièrement intéressante lorsque l’on ne dispose pas d’assez de temps pour en gérer ou quand on n’a pas les moyens de s’en procurer. En termes simples, elle consiste à faire livrer directement les produits par son fournisseur. Cette option est surtout recommandée pour tester un projet.

Et pour faire de la vente en ligne son métier, mieux vaut créer une entreprise et choisir le statut juridique qui convient à ses besoins. Parmi les choix possibles, on distingue l’EURL, la SAS ou encore la SARL. Autre point important : il faut savoir quoi vendre sur Internet et où se procurer les produits.

En règle générale, il est préférable de se positionner sur une niche et de se focaliser sur un seul secteur d’activité où l’on fera face à peu de concurrents. Et pour parvenir à vivre correctement de son métier, il serait toujours aussi judicieux de trouver des fournisseurs, avec lesquels il est possible de négocier des marges intéressantes. Mais dans tous les cas, il est vivement conseillé au vendeur de se lancer dans un domaine qui le passionne.

Au sujet de la stratégie commerciale à adopter, elle dépend avant tout des objectifs fixés en matière de marge et de profits. En l’établissant, il est important d’étudier aussi bien sa cible que ses concurrents. D’autre part, pour vendre efficacement en ligne, le commerçant peut suivre également les conseils suivants :

  • Mettre en valeur les produits grâce à de belles images ;
  • Soigner les descriptions ;
  • Définir les modalités de paiement et de livraison ;
  • Mettre en place un service client de qualité ;
  • Obtenir les licences nécessaires à l’activité ;
  • Assurer la protection des données des clients.

Les normes applicables sur la vente en ligne

Le commerce en ligne est encadré par une réglementation stricte. Par exemple, les sites e-commerce doivent contenir des mentions légales consultables par les internautes, soit sur une page dédiée, soit dans les CGV. Parmi celles-ci, on peut citer :

  • Le nom du responsable de la publication ;
  • L’adresse électronique et le numéro de téléphone permettant d’entrer en contact avec l’entreprise ;
  • Les conditions d’hébergement du site internet ;
  • Le numéro d’inscription au RP pour les activités artisanales ;
  • Le numéro d’inscription au RCS pour les activités commerciales.


Le numéro de déclaration à la CNIL s’ajoute à la liste en cas de collecte de données client. Si l’activité exercée est soumise à autorisation ou réglementée, il faudra aussi mentionner :

  • Le nom et l’adresse de l’autorité concernée ;
  • La référence aux règles applicables.


Bon à savoir : en cas d’assujettissement, le numéro d’identification à la TVA doit figurer également dans la liste des mentions légales. Si le vendeur est une personne physique, il est impératif d’y ajouter son nom, prénom et adresse. 

Dans le cas où il s’agirait d’une personne morale, la liste devra contenir également les informations suivantes :

  • La dénomination sociale ;
  • L’adresse du siège social ;
  • Le statut juridique ;
  • Le montant du capital de l’entreprise.


En outre, en présence de cookies, le vendeur en ligne doit en informer également le consommateur. Il est tenu en même temps de le mettre au courant de leur finalité. Quelle que soit leur utilité, les utilisateurs ont le choix de les refuser. Tout site e-commerce doit alors obtenir leur consentement avant de pouvoir les utiliser.

Bon à savoir : depuis 2016, tout professionnel est tenu de proposer aussi sur son site de vente en ligne un dispositif de médiation destiné aux clients mécontents. Le médiateur désigné doit être agréé, quel que soit son statut (interne, conventionnel ou sectoriel).


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